Sugar High

Home » Artists » BRNS » Sugar High
ARTISTE : BRNS
ALBUM : Sugar High
DATE DE SORTIE : 6 octobre 2017
GENRE : alternative
RÉFÉRENCE : YO61
TRACKLISTING :
1- The Rumor
2- Pious Platitudes
3- Ishtar
4- The Missing
5- Damn Right
6- Encounter
7- Sarah
8- Forest
9- Sunday Afternoon
10- So Close

Doux jésus, laissons l’expression cathédrales pop aux hipsters barbus! Après le succès de Patine bousculant les étiquettes post-machin-chose, les Bruxellois gagnent en assurance. Plus fun, plus éclaté, l’EP et l’album ont été composés dans un esprit nineties. Sous la houlette de Tommy Desmedt (Girls in Hawaii, Robbing Millions), le groupe a pris le temps de se poser. Multipliant les synthés beau bizarre, la ligne directrice demeure: une forme de collage pop instinctif dont le groupe ne s’est jamais caché, où les mélodies bourgeonnent sur des structures un peu cassées (Forest, So Close). Avec un bouquet de morceaux plus directs (Home, Pious Platitudes), moins concept, peut-être moins dark aussi, BRNS étend encore ses ramifications. Tu feras juste gaffe aux épines lorsque, à la deuxième ou troisième écoute, se découvrent d’autres arrangements, d’autres subtilités. De la pop sur laquelle tracer puis brouiller les pistes. Effrontément. Sugar High!

Sortez vos mouchoirs. Laissons l’expression cathédrales pop aux hipsters barbus. BRNS n’est pas un groupe d’enfants de choeur, ou alors du genre à retourner la sacristie à la recherche de trucs un peu louches (The Rumor, qui ouvre l’album, donne le ton). D’ailleurs l’album ne sent pas l’eau bénite. Mexico, Mexi Qui? Mexi Jacquie et Michel! Au troisième disque, évitons de revenir sur le succès du premier single, voulez vous? Après le succès de Patine bousculant les étiquettes post-machin-chose, les Bruxellois gagnent en assurance. Plus fun, plus éclaté, l’album a été composé dans un esprit nineties, années de l’éveil musical : – “On est de 86/87, on avait douze ans en 98, on a tous grandi avec ces trucs-là : les Flaming Lips, Nirvana, Offspring dans le walkman”. Mais goupillons une ébauche de bio avant de plonger dans tes saintes écritures. Holy shit!

Tu aimes les films de gladiateurs? Si le cru 2017 multiplie les synthés beau bizarre (Pious Platitudes, Damn Right), le groupe continue d’avancer à l’instinct! Moins farouche, moins timorée, la bande s’oriente davantage vers un travail collectif (non pas d’animal, merci ça ira…). L’envie de composer tient toujours la corde : l’urgence, ce truc libérateur et jouissif. Si précédemment les squelettes de morceaux venaient surtout de Tim (Philippe) et Antoine (Meersseman), ici tous jouent à Docteur Maboul (Diego Leyder et César Laloux) et chacun d’extraire qui un cubitus, qui un fémur, puis le groupe met tout sur la table où chacun se les réapproprie, joue du scalpel. Pense The Knick, la série de Soderbergh avec son travail sur les lumières, l’éventail chromatique, pense Nic-Nac, pense nique-niaque. Voilà un premier os à ronger.

Tu veux placer “l’album de la maturité”? Pour la première fois, le groupe a pris le temps de se poser. Aussi, en réaction à la gestation fragmentée de Patine, tirée à hue et à dia entre les tournées, BRNS se lance tête baissée dans une première session d’enregistrement…Le Beursschouwburg, vibrant laboratoire flamand de création contemporaine, leur ouvre grand ses portes à un tir de kalash’ de la Grand Place. Pour remettre le couvert, l’autre moitié de l’album a été enregistrée à La Classe, une ancienne école reconvertie en gîte. Pas de chasse à l’élan pour se nourrir…ce qui est bien dommage pour le storytelling.

Quand il rit c’est Tommy! Parce qu’ils aiment les petites moustaches, les garçons ont loué les services puis les mérites de Tommy Desmedt, habitué des live pour Girls in Hawaii et Robbing Millions. “Il s’est révélé propre, attachant et très affectueux. C’était le cinquième membre du groupe!” s’exclament-ils d’une seule voix bien que cette expression n’est plus tolérée depuis les accords de Genièvre. Pequet no? Un choix d’expérience donc : – “Dans nos démos, on a une idée assez précise des ambiances, des effets, on n’a pas un morceau qui est tout droit, les idées de prod’ se trouvent déjà dans les morceaux.”

Si à ton cinquième album t’as pas de Rolex, t’as loupé ta vie. S’ils ont déjà souvent mouillé le maillot dans des tournées où le grandiose côtoie l’improbable, l’enthousiasme n’est pas redescendu, loin de là! Souvent sur la route, BRNS a déjà taquiné le Texas ou la Russie (où ils ont pris du bon temps, voir leurs videos sur le darknet). Une scène où la donne va aussi changer puisque “maintenant on a pris une fille”. Des petits canards au-dessus du bain mousse? Lucie Marsaud jouait dans Arch Woodman. Ils se sont rencontrés sur la route, ont aimé sa prestance, sa personnalité, sont devenus très potes. La nouvelle témoigne : “ils avaient l’air propres sur eux, gentiment déconneurs, du genre à poster des blagues potaches sur les réseaux, je ne me suis pas méfiée…”

“Bon, allez, ça suffit! Fais-toi confiance, écoute le truc, imagine des choses, viens nous voir en concert, on a hâte de lire ta bafouille. Courage mon grand, ça va bien se passer, on est avec toi!“




VIDEOS

CONCERTS