The Ballad of the runaway girl

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ARTISTE : Elisapie
ALBUM : The Ballad of the runaway girl
DATE DE SORTIE : 14 septembre 2018
GENRE : Folk
RÉFÉRENCE : YO71
TRACKLISTING :
1- Arnaq
2- Wolves don’t live by the rules (feat. joe grass)
3- Rodeo (yadi yada)
4- Don’t make me blue
5- Una
6- Ikajunga
7- Call of the moose
8- Qanniuguma (feat. beatrice deer)
9- The ballad of the runaway girl
10- Darkness bring the light

L’étoile pop-folk venue de l’Arctique.

Avez-vous déjà eu l’impression d’être prisonnier au beau milieu d’une immensité sans frontières ?
Sentir la nécessité vitale de s’échapper alors qu’il semble pourtant n’y avoir aucun Ailleurs ? Ou alors si loin… C’est ce qu’a vécu la chanteuse Elisapie Isaac, qui a grandi dans l’Arctique canadien. Du blanc et du vide à perte de vue. La sensation d’immobilité. La jeune femme inuit a donc la fuite dans les idées depuis toujours. Et un beau jour elle franchit le pas, et prend le chemin interminable du sud.

Mais depuis, ses racines, la vie, le reste du monde ne cessent de se rappeler à son bon souvenir et la hantent jusqu’à lui inspirer ce troisième album (mais premier distribué de ce côté-ci de l’Atlantique), le très beau « The Ballad of the Runaway Girl ». Son folk pastoral s’inspire alors des musiques traditionnelles Inuit et d’un blues aride qui séduira sans peine les fans de Valérie June, Alela Diane ou Mirel Wagner. La réalisatrice, chanteuse et activiste a elle aussi compris qu’une bonne chanson – qu’elle soit un folk épuré ou une pop-song lumineusement arrangée – ne peut s’écrire qu’avec les tripes. Cet album nous hisse donc à des sommets émotionnels à l’écoute du bouleversant « Don’t Make Me Blue », nous plonge dans des abysses de désespoir avec « The Ballad of the Runaway Girl» ou « Rodeo », jusqu’à apercevoir à nouveau la lumière grâce à « Una » ou au sublime « Darkness Bring the Light » (composé avec Joseph Yarmush, le guitariste des excellents Suuns).
On pense parfois à Björk qui viendrait mettre son nez dans la BO de « Into The Wild ». Ou à une Hope Sandoval (la voix sucrée de Mazzy Star) venue du froid.

Mais Elisapie sait aussi montrer les crocs. Le bouillonnant « Arnaq » et ses guitares grondantes rappellent aux hommes que les femmes constituent la moitié de l’humanité, et le nerveux « Call Of The Moose » refuse d’oublier les désastres provoqués par l’oppression des hommes blancs sur la communauté Inuit.

« The Ballad of the Runaway Girl » est donc un retour aux sources pour Elisapie, une deuxième rencontre avec ses racines, ce qui paradoxalement l’a rendue plus libre et universelle que jamais.

Kalcha




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