Palatine

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« Comme Ce Rouge Me Plait ». C’est le titre sibyllin qui ouvre le premier album de Palatine. Morceau sexy, paresseux, lettré. Chanson de boudoir. Pleine de double-sens, de mots tiroirs. Chant lascif. Orchestration tout en dentelles.

Et dès ce premier morceau on a l’intuition que les quatre hommes de Palatine ne nous lâcheront plus. Ou pire, que nous ne voudrons plus les quitter. Ce qui est peut-être encore plus pervers. Les choses sont pourtant claires : la relation sera compliquée, passionnelle, parfois violente (« Là où mes mains se posent poussent des ecchymoses… »), mais toujours entière, vivante. Pas la routine du quotidien, donc, mais plutôt les sommets et les abysses de l’âme humaine. « Ecchymose », « Stockholm » et « Grand Paon De Nuit » auraient même pu être des inédits de la période « Fantaisie Militaire / L’Imprudence » d’Alain Bashung. Elles dégagent la même poésie noire, le même désespoir lumineux, grâce à une écriture au cordeau et à des arrangements crépusculaires.

Palatine raconte donc ces entrelacs de destins qui nous emmènent ici ou ailleurs, avec untel ou tel autre, à nous aimer, à nous haïr. A oublier, à se souvenir. « Golden Trinckets », « Marions-Nous » et « City Of Light » sont comme des marches forcées dans le désert du Nevada –ou bien sur le périph’ moribond d’une ville la nuit- sur fond de bande-son de western post-rock, comme une rencontre inopinée entre Mark Lanegan et Christophe. Autant dire à fleur de peau.

Même lorsqu’il faut danser, comme sur « Faux Brouillards » ou sur l’entêtant premier single « Paris – L’ombre », on le fait en connaissance de cause. Sans se mentir. Sans tricher. Les yeux dans les yeux.

« C’était Un Loup ». C’est le titre sibyllin qui clôture le premier album de Palatine. Morceau aux chœurs aériens, langoureux, orchestré. On pense au Nino Ferrer de « Nino & Radiah ». Et on se dit qu’il faut parfois regarder le mal en face pour enfin voir le bien.
Kalcha



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