DAMLIF

damlif livre un projet sonore et cinématographique sculpté par la nuit et par la quête d’identité. En s’emparant des codes du rap français pour mieux les sublimer, pour mieux s’en détacher, il donne vie à un projet où l’optimisme des mélodies côtoie la profondeur des thèmes et de sa voix. Il manie les images comme des souvenirs, souvent heureux, parfois énigmatiques. Et laisse la musique et les instrumentations s’exprimer en premier lieu, au carrefour de la chanson, du rap et des influences américaines de Blood Orange ou Flying Lotus.

Déjà remarqué en 2018 grâce à son EP intitulé I, Who Dreamed, damlif a su progressivement s’éloigner des carcans pour se trouver artistiquement. Il est devenu le principal architecte de ses projets, créant une symbiose entre ses instrus et ses textes, une esthétique sonore à la cohérence bluffante. Mais si l’écriture et les premières notes naissent de l’ennui, de l’introspection, le rappeur est également épaulé par le compositeur Toboë et par Sheldon, l’une des têtes pensantes du collectif 75e Session. « On vient de la même école rap », résume-t-il. Et ça s’entend.

Élevé entre l’Inde, le Maroc et la France, damlif a gardé de ces différents continents une soif d’ouverture et d’influences. Si les grands noms de la chanson française tels que Michel Jonasz ou Renaud hantent son écriture, il s’est aussi construit artistiquement grâce au rap anglophone de Rejjie Snow ou d’Earl Sweatshirt, et celui, plus proche de nous, de Népal. Ca n’est donc pas pour rien que Damlif cite les jazzmen Art Blakey ou Benny Golson comme références sur le morceau Marcelle Entre, qu’il explore les sonorités résolument électroniques sur le titre éponyme, ou qu’il malmène des samples de guitare avec Sous mon vocodeur.

« J’ai toujours sur moi un petit appareil compact numérique avec lequel je filme un peu tout, tout le temps. » Ces extraits sonores superposés aux compositions nous happent au cœur d’un projet unique, émouvant et complètement hors du temps.

 

 



DISCOGRAPHIE