NITEROY


Toutes les personnes succombant un jour aux musiques brésiliennes finissent
par mettre le doigt sur le petit supplément d’âme qui les a fait chavirer: la
saudade. Un mot portugais, intraduisible en français, qui se réfère à cette
drôle de mélancolie, douce, parfois même joyeuse, toujours contagieuse.
Sous le nom de Niteroy, en clin d’oeil à Niterói, une ville qui jouxte Rio de
Janeiro, le jeune Rennais Tiago Ribeiro cherche à créer sa propre saudade en
insufflant le groove si particulier des vieilles sambas à des compositions pop
aux arrangements raffinés et classieux.

Le résultat donne des chansons qu’on a l’impression d’avoir toujours connues, évidentes, immédiates, contagieuses elles-aussi. On pourrait penser à Marcos Valle et Tim Maia qui auraient invité Anderson.Paak, Devendra Banhart et Bertrand Burgalat à chiller sur la plage, après leur avoir fait faire le tour de la ville. Tout le monde sifflotant un refrain ancestral entendu plus haut dans les collines, les yeux perdus dans les vagues.



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